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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 19:15

Du 1er au 29 février 2012, vous êtes invités à découvrir, dans le contexte du Dressing, cinq vidéos de Jaime Rguez :  Aeshma , Entropies IV, III, II et Metamorphes II qui forment la série Hypsis.

 

Hypsis est une œuvre  composée de plusieurs pièces d’art vidéo qui ont en commun une lecture complexe, dans laquelle apparence et réalité sont confondues pour produire une nouvelle façon de voir et de sentir, une nouvelle dimension qui émerge à partir de parallèles où « la confluence est l’approche du rien dans la conscience totale ». La série présentée à cette occasion se constitue de cinq œuvres audiovisuelles créées en 2011 par l’espagnol Jaime Rodríguez à partir de l’ambiance sonore composée en 2010 par le groupe français A.n.K.h. et intitulée Hypsis, un nom qui a inspiré l’artiste plasticien pour sa création d’un paysage sonore.


Chaque partie présente un contexte potentiellement provocateur, qui s’agite dans les illusions du sens commun, pour devenir un espace rempli d’images troublantes, qui obligent le regard du spectateur à occulter son besoin de maîtriser ce qu’il voit et à trouver d’autres formes de pensées pour sortir de cette impasse : ses sensations se déplacent d’une individualisation vers des espaces plus viscéraux, qui répondent à l’esthétique des formes et des filtres dans lesquels se combinent la complexité de la vie et le substrat inorganique d’autres formes possibles.


Jaime RguezAeshma [03’21”] amorce la série et sa démarche d’autoreprésentation, par une vidéo performance où des symboles naïfs déclenchent une anthropophagie de l’image. Un autoportrait convulsif dans lequel se développent les craintes de l’alter ego. (Cliquer sur les images pour les agrandir. © Jaime Rguez 2011)

 

 

Les autres pièces, Entropies IV, III, II et Metamorphes II, nous permettent de voir d’autres réalités avec de nouvelles approches qui s’écartent de l’image conventionnelle. Chaque œuvre, comme un élément audiovisuel de simulacre, se sectionne en différentes parties qui cherchent à exprimer leur existence matérielle et qui ne requièrent pas l’interprétation de leur inspiration.


Jaime RguezLe concept d’Entropies IV [03’57”] s’y soumet et s’y intègre en s’engageant dans la présentation et en agissant comme un catalyseur qui ne nécessite pas de codes très élaborés pour exprimer la crise de la représentation. À chaque pièce, on découvre une immédiateté, qui est seulement l’ombre de ce travail mais non sa finalité.

 

Jaime RguezDe la même façon, dans Entropies III [03’42”], il serait absurde de penser que le travail est dérivé d’une réalité originale, puisqu’il se limite simplement à répéter ou imiter des réalités parallèles, en se laissant emporter vers l’inconscient rationnel qui se tient, neurologiquement obstiné, dans le prétendu silence de l’esprit.

 

La force de l’action ne réside pas dans la capacité à créer une illusion de réalité dans la production de références ; mais le résultat renvoie à un contexte extrinsèque, le chaos sous-jacent à toute ordre, de manière variable.

 

Jaime RguezLes formes de Metamorphes II [04’10”] sont dépouillées de leur propre environnement et transférées au référent qu’elles visent à refléter : une forme de vie portant le sentiment constant d’une énigme qui nous déborde.

 

 

 

Jaime RguezFermé sur lui-même, Entropies II [05’24”] nous montre le discours final, une pulsion d’aliénation à une série de structures qui sont transmises à travers la création audiovisuelle, comme l’expression onirique du subconscient.

 

 

L’ensemble de l’œuvre parvient à déployer tous ces éléments dans un vaste contexte audiovisuel, en défiant d’abord l’artiste, puis toute personne qui l’examine de près et qui se laisse emporter vers un monde où l’imaginaire n’est pas si éloigné de la réalité. Un monde de proximité où les moments remplis d’un « faux » silence cessent de s’imposer. 

 

 

Présentation de l'artiste

 

« Jaime Rodríguez : créer dans la frontière

 Il n’est pas aisé de créer dans la frontière. L’art est toujours le lieu où l’on peut rendre possible la complexité et la différence, le territoire où tout peut être reconsidéré. Et c’est ainsi que Jaime Rodríguez (Oviedo, 1968) le comprend. Transgresseur, non-conformiste, infatigable, engagé, expérimental, sensible. Jaime Rodríguez, avec une vaste formation universitaire et artistique, ainsi qu’une remarquable expérience d’enseignant, a organisé ces dernières années, en tant que commissaire, un considérable ensemble de projets d’exposition, dans lesquels il a réussi à rassembler des artistes, à conjuguer les efforts, et surtout, à gagner l’intérêt du public en l’invitant à penser et, ce qui est le plus important, à interagir avec l’art.

Depuis sa première exposition individuelle en 1995, il a participé à de nombreuses rencontres artistiques, conférences et expositions dans les Asturies et aussi hors de sa région. On peut noter Estampa´99, Salón Internacional del Grabado (Madrid); Arte Santander (1999); La II Muestra Internacional de Arte Alternativo (2002), dans CCAI (Gijón); Le Certamen Bianual de arte digital y nuevas tecnologías dans MUA (2004), OPTICA Internacional Video-Art (2006-10), dans le CCAI (Gijón); Itinerarios de la Gráfica Contemporánea Asturiana (2006- 2007), dans le Centro de Arte "Palacio de Revillagigedo" (Gijón), la Casa del Principado de Asturias (Madrid) et le Centre de la Gravure et de L'Image Imprimée de la Comunauté Française de Belgique dans La Luviére ; sans oublier sa participation à différentes éditions de la Muestra de Artes Plásticas del Principado de Asturias ainsi qu’à différents événements et festivals artistiques organisés dans autres zones géographiques, dans lesquels il a été lauréat et sélectionné plusieurs fois.

Perplexités, paradoxes, autoréférences. Son parcours dans une trajectoire vaste et reconnue répond aux tendances au métissage, à l’expérimentation, à la polysémie, à l’hybridité, à la multiplicité, propres à la complexité de l’art actuel. L’installation, la gravure, le dessin, la performance, le collage, la peinture, les ressources audiovisuelles, l’art public, la communication… font partie des multiples moyens et domaines que Jaime Rodríguez, libre et sans complexe, a utilisé pour développer son œuvre.

L’hybridation et le métissage technique, culturel et créatif, ont amené Jaime Rodríguez à réaliser un certain nombre d’expositions hybrides avec d’autres artistes plasticiens, écrivains et musiciens. Il s’agit de propositions dissociées de la traditionnelle délimitation entre les genres artistiques et qui cherchent à créer des liens et à les enrichir grâce à la collaboration, au travail de plusieurs artistes. C’est le cas de ses multiples incursions dans la création d’environnements, d’installations et d’art vidéo.

En essayant de briser les frontières entre le réel et le virtuel, en introduisant un appel à l’interaction du public, une partie très importante du travail de Jaime Rodríguez recherche la collaboration du spectateur. Il est invité à laisser la trace de son passage dans l’œuvre, avec, entre autres propositions, ses « dérives émotionnelles », qui persistent dans un processus actif dans son site Web : www.kaosart.org. »

Dra. Natalia Tielve, 2010

Universidad de Oviedo

 

jaime Rguez > http://www.kaosart.org/jaime.htm 

A.n.K.h. (Eryk-C Kâ)> http://www.myspace.com/ankhelectro

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 21:41

Du 1er au 31 janvier 2012, vous êtes invités à découvrir, dans le contexte du Dressing, une vidéo de Gabriel Otero : Andy Who ?

 

Gabriel Otero

© Gabriel Otero direction, Andy Who ?, 2003, 6'50.

 

 

Présentation de l'artiste : Gabriel Otero A.K.A VJ Mushroom 


http://www.facebook.com/vjmushroom
http://www.myspace.com/vjmushroom
http://vimeo.com/user1380395

 

Etudes :

Réalisateur en Audiovisuel, photographie analogique et digitale et 3D.

Postdoctorat en Technologie Multimédia.

Vidéo et vidéo expérimentale / Mentions :

Neurofilms Festival : « Deadtime », « Speed » (Finaliste + exposition aux Galerias Pacifico, Buenos Aires), Buenos Aires, Argentine.

The Ten Second Films Competition, 18/03/2003 : « Que viaje traes tio » (expérimental 10 seg.) Finaliste, New York, USA.

VI Festival de cine de terror, fantastico y bizarro Buenos Aires Rojo Sangre 2005 : « 9 de copas » (expérimental, 10 min. /2004).

Selección Competitiva Oficial Cortometrajes Nacionales, Mention Meilleur concept du jury, Buenos Aires, Argentine.

III Festival de Cine Digital : "Mc Clean" (fiction, 10 min.) Mention d’honneur du jury, Vina del Mar, Chili.

Festival Contre-Nature Marseille 2006 (section Temps) : « Brain Damaged » (expérimental 21.21min. / 2005) Sélection Officielle, Marseille, France

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