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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 19:24

 

 

Du 15 décembre 2010 au 3 janvier 2011, Le Dressing vous invite à découvrir la dernière vidéo d'Anaïs Lelièvre : "Je te l'ai déjà dit".


Anaïs Lelièvre

© Anaïs Lelièvre, « Je te l'ai déjà dit », 2010, muet, 6'47''.

 

 

photo2

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'artiste

 

http://www.anaislelievre.com  

 

Sélection :
Territoires, 4e Rencontres d’Art contemporain, 2010, Fontaine des Chartreux, Cahors.

Nuit Blanche, 2010, Metz.
Flottement cellulaire, 2010, Parc des Buttes Chaumont, Paris.

Festival Les Arts au vert, 2009, réseau Trans Rhein Art, Alsace.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 11:26

Le Dressing déménage au 8 rue Sainte Croix de la Bretonnerie, au coeur de la première boutique Free'P'Star...

La programmation reprendra prochainement...

 

 

Free'P'Star
8 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie
Derrière le Centre Pompidou, au coeur du Marais.
M° Saint-Paul, Rambuteau, Hôtel de Ville.

Jours & nuits
Lundi au samedi : de 12h à 2h du matin.
Les dimanches et jours fériés : de 14h à 2h du matin.
Ecoute du son (via un casque) : jusqu'à 22h ; du lundi au vendredi (pour éviter l'affluence du week-end).
Les horaires peuvent être élargis pour s'adapter à la boutique.


(Ancienne adresse : 61 rue de la Verrerie, 75004 Paris.)

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 14:59

Nous sommes ici pour une expo-projection de 18 vidéos d’artistes.

 


Ce OFF s’annonce comme une ramification en marge de la Nuit Blanche, et propose d’étendre cette exposition urbaine dans le moindre recoin de l’espace quotidien.

Il s’agit de s’immiscer dans l’infime, loin des lieux institutionnels dans lesquels il faut entrer, dans lesquels on sait qu’on entre ; loin des places publiques, historiquement liées à l’évènementiel et au spectaculaire ; et loin des grandes façades qui ont d’emblée pour fonction d’être démonstratives, de présenter un certain visage et d’affirmer un parti pris artistique/architectural…

Il s’agit aussi de proposer de l’art qui surgit et surprend en passant, qui s’accède non dans la foule contrainte et contraignante de la Nuit Blanche, non dans les longues files d’attentes, mais dans le flux individuel de la marche, dans une vitalité urbaine relativement habituelle, dans le petit geste, l'apparent hasard d’un œil qui se retourne ou d’un corps qui s’arrête.

Dans cette tentative de présenter des œuvres au plus proche et au plus direct, il s’agit ainsi non seulement de mettre en relation espace public et création artistique, mais d’ouvrir les frontières vers une zone confuse, fluctuante, incertaine, difficile à définir, dont il faut faire l’expérience, entre la petite vie quotidienne et la création usant des nouvelles technologies.


"Transparaître" est la thématique de cette exposition. Le trans pourrait désigner la modalité de cette présence étrange des vidéos, qui, lumières, traversent écran, vitrine, boutique, pour nous parvenir jusqu’ici, à la fois très proches et très lointaines.

Le trans n’est pas exactement confusion : ces vidéos à la fois sont dans la boutique et s’en démarquent. D’ailleurs, elles sont plus exactement à sa lisière, aussi bien par leur situation (entre écran au dedans et image qui apparaît dehors) que par les postures singulières de chacun des artistes. Chacune des vidéos travaille ce qui est en jeu dans cette boutique de vêtements anciens : l’image de soi, le corps, le rapport au monde, la mémoire... Ainsi le trans ne confond pas mais ouvre : à la fois marque sa différence par une coupure, et creuse une trouée pour faire advenir à la vue ce qui pourrait être les profondeurs de ce lieu.

Les vidéos s’enchaînent selon leurs thématiques qui s'inscrivent dans trois grands questionnements : sur le rapport du corps à lui-même, à l’espace et au temps. Des corps-à-corps avec soi-même : confusion-collision-apparition. Des identifications au monde : extension-perdition-immersion. Des évolutions par retournements : devenir-retenir-revenir.

 
Cette soirée est aussi le lancement d’une série d’expositions personnelles qui permettra au public de revoir les vidéos de ce soir (ici limitée à 3 minutes) en version complète, mais également d’autres créations des artistes ; Le Dressing sera déplacé dans l’autre boutique, au 8 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, Paris 4è. La programmation sera diffusée sur le site du Dressing : http://ledressing.over-blog.net


Afin de garder trace de cette manifestation, un catalogue vous est proposé à 1 € ou + pour soutenir l’association. Il contient 4 visuels couleurs par vidéo, et des textes écrits par chacun des artistes. (20x20 cm, 12 pages / frais de port pour la France Métropolitaine : +1 € / s'adresser à ledressing@gmx.fr pour commander)

 

Je tiens à remercier Éliane Chiron et Hervé Penhoat, qui ont soutenu cette initiative, ont aidé à sa mise en œuvre et participé au jury pour le prix d’aide à la création. Je remercie la boutique Free’P’Star qui a permis cet évènement, financé le prix d'aide à la création contemporaine, monté l’espace d’exposition ; j’en remercie aussi bien les responsables que le personnel qui permet son fonctionnement au quotidien. Je remercie enfin les artistes qui ont accepté de se lancer dans cette aventure, pour la qualité de leur création et leur confiance.

Enfin, le moment attendu est venu... Je félicite l’artiste auquel est décerné le prix Free'P'Star d'aide à la création contemporaine : il s’agit d’Aurélie Garon ! Et j'invite chacun à venir découvrir plus amplement son travail lors de son exposition personnelle à venir dans le nouveau Dressing (les informations seront diffusées sur ce blog).

 

Belle Nuit OFF !

 

Anaïs Lelièvre

organisatrice de cette soirée

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 22:44

01 Présentation

02 Présentation

 

 

Voir les VISUELS...
Pour acheter le CATALOGUE (1 euro)... contacter ledressing@gmx.fr 

 
ubic

L’association ubic organise des évènements qui connectent l’art numérique et la vie urbaine, créant des décalages poétiques avec sa perception quotidienne. Parmi ses actions, cette seconde édition de Nuit Blanche LE OFF, le 2 octobre 2010 à Paris : une expo-vidéo urbaine, avec un prix d'aide à la création contemporaine. Rendez-vous à 18 h !

 
Nuit Blanche LE OFF
Le IN ouvre l’espace urbain à des interventions artistiques : la déambulation des visiteurs y devient ponctuée d’évènements, qui les transportent dans un univers poétique. Un même espace-temps : une nuit, une ville. Le OFF se ramifie du IN pour se manifester en marge. Des artistes diversifiés se rassemblent autour d’un projet commun : reconnecter, sur un mode décalé, la technologie et l’environnement quotidien


LIEU : Le Dressing
Partenaire, la boutique de vintage FREE’P’STAR s’ouvre à l’art. Et propose aux artistes, animateurs et vidéastes, d’investir son espace. De cadrer, de tourner et de re-tourner l’esprit du lieu. De mettre sous une lumière puissante et singulière les thématiques qui sont en jeu. Ainsi, dans LE DRESSING, se manipulent et se défont, s’essaient et se refont, d’autres vêtements, d’autres corps, d’autres temps...

Le Dressing, espace d'Art Free'P'Star, 61 rue de la Verrerie, Paris 4è, M° Hôtel de Ville

 
THÉMATIQUE : TRANSparaître
Un écran qui affleure d’une vitrine, ni dehors, ni dedans. Des images, virtuelles, qui adviennent de la ville... Cette expo-vidéo urbaine, qui ne se situe que dans un interstice relationnel, entre flux humains et enveloppes vestimentaires, interroge le TRANS comme modalité d’existence. Elle présente 18 vidéos qui, par l’étirement de leurs références, espaces et temporalités, œuvrent à faire APPARAITRE. Des processus s’y dévoilent, à la fois dynamiques et incertains. Des tensions s’y déploient et révèlent les oppositions qu’elles trament.
Des corps-à-corps avec soi-même : confusion-collision-apparition.
Des identifications au monde : extension-perdition-immersion.
Des évolutions par retournements : devenir-retenir-revenir


PRIX D'AIDE À LA CRÉATION CONTEMPORAINE
FREE’P’STAR s’engage également en finançant un PRIX d’aide à la création contemporaine.
Le jury ubic (Éliane Chiron, Claire Couffy, Anaïs Lelièvre, Hervé Penhoat) l’a décerné cette année à l’artiste … RENDEZ-VOUS le 2 octobre à 18h pour le découvrir !


18 ARTISTES
Florence Babin
Katy Bergeron
Éliane Chiron
Delphine Colin
Claire Couffy
Alphonsine David
Angélique de Chabot
Emad Dehkordi
Laurent Fiévet
Aurélie Garon
Xue Han
Eunok Hwang
Young Sil Kim

Karl Lakolak
Anaïs Lelièvre
Hervé Penhoat
Delphine Pouillé
Élodie Verdier


À SUIVRE
De plus, le public est invité à découvrir plus amplement l’univers de chacun des artistes, à travers une série d’expositions personnelles au DRESSING.

Programmation et informations sur le site internet http://ledressing.over-blog.net

 

 

ÉLÉMENTS BIOGRAPHIQUES

 

Florence Babin. DEA Arts Plastiques, mention Très Bien, 2004, Université Paris 1. 51e Salon de Montrouge, 2006, Montrouge. Nuit Blanche, 2005-2008, Paris. Mention spéciale, Shoot off, Festival d’Art vidéo, 2009, galerie Espace Canopy, Paris. Optica Art Video Festival, 2006-2010, France (Paris), Espagne et Amérique Latine. http://www.florencebabinvideos.blogspot.com

Katy Bergeron. Licence 1 Arts plastique, Universités UQTR du Québec et Paris 1. Symposium de peinture et de musique, 2007-2009, Trois-Rivières, Québec. 2009, Galerie R3, UQTR. Pied[carré]mtl, 2009, Galerie Zone Orange, Montréal. Identité/Corps et espace pictural, exposition d’Art numérique, Galerie Corrid’Art, UQTR.

Éliane Chiron. Transparence et opacité, 2008, Université de Laval, Québec. 2009, Université de Corse, Aléria. Artiste d’honneur, Mutations de l’intime contemporain, 2009, Centre culturel arabe syrien, Paris. Mes Orients, 2009, Centre Ibrahim Al-Amayed, Manama, Bahreïn. 2010, Omani Society for Fine Arts, Diwan of Royal Court, Muttrah, Oman. http://www.elianechiron.com

Delphine Colin. Doctorat d’Arts plastiques avec félicitations, 2010, Université Paris 1. Delphine Colin, photographies et vidéos, 2007, Galerie MIE, Paris. Festival international d’art vidéo, 2008, Athènes. Festival Intergalactique des arts vidéo alternatifs, 2009, Brest. 2010, Galeria Textu, Espagne. http://delcolin.over-blog.com

Claire Couffy. Chargée d’Etudes à la réalisation culturelle, Centre Georges Pompidou, Paris. Licence d’Esthétique et sciences de l’Art, 2003 ; Master 2 Arts plastiques en cours, Université Paris 1. Jeunes Créateurs, 2009, Artothèque d’Île-de-France. Festival Ici et demain, 2004, Mairie de Paris.

Alphonsine David. Brooklyn International Festival of Film, 2005, New York, USA. Lauréate du CRAC, 11ème Biennale d’Arts Actuels, 2008, Champigny. Festival FIFFBA de Bratislava, 2010, Slovaquie. Kortfilmfestivalen Grimstad, 2010, Norvège. Cinématou, festival international du film d’animation, 2010, Genève, Suisse. http://alphonsinedavid.fr

Angélique de Chabot. Préparation artistique, 2007, Ateliers de Sèvres. DNAP, 2010, École supérieure d’Arts de Rueil-Malmaison. Projection, 2010, Médiatèque de Rueil-Malmaison.

Emad Dehkordi. Le Fresnoy, depuis 2009. Licence de Cinéma, Université de Téhéran, Iran. UrbanHeart, Nuit Blanche Le Off, ubic, 2009, Paris. Panorama 12, 2010, Le Fresnoy, Tourcoing. Festival Temps d’images, 2010, La Ferme du Buisson, Paris.

Laurent Fiévet. Aikakokeita, 2003-2004, Musée des Beaux-Arts, Hyvinkää, Finlande. Suites hitchcockiennes, 2003-2004, Musée d’Art contemporain Kiasma, Helsinki, Finlande. Essences de l’Image - portrait olfactifs, 2006, Galerie La Ferronnerie, Paris. Under Hitchcock, 2007, Solar Galeria de Arte cinemática, Vila do Conde, Portugal. Deconstructing Lora, ciné-concert, compositeur Olivier Innocenti, célébration des 20 ans du Centre Photographique d’Ile-de-France, 2009, Cinéma Apollo, Pontault-Combault. http://www.laurentfievet.com

Aurélie Garon. DNSEP avec félicitations, 2004, Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. Le Fresnoy, avec mention, 2005-2007. Puertas abiertas, 2009, Casa de Velázquez, Madrid. Percept VideoBox 1.0, 2009, Bruxelles. Biennale internationale de Photographie et des Arts Visuels, 2010, Liège.

Xue Han. Staatliche Hochschule Für Gestaltung, 2009, HfG, Karlsruhe, Allemagne. DNSEP avec mention, 2010, Ecole nationale supérieure d'art de Bourges. Flash festival, 2007, Centre Pompidou, Paris. Contrôle et territoire, workshop et exposition, 2007-2008, Quimper. Music out side the concert hall, performance avec le compositeur Alvin Curran, 2009, Karlsruhe. http://xue.han.free.fr

Eunok Hwang. Doctorante en Arts plastiques, Université Paris 1. Premier prix, J. Crea.15, 3e Salon des jeunes créateurs du 15e arrondissement, 2006, Mairie de Paris 15e. Deuxième prix, Fotograf : 15, 4e biennale des photographes du 15e arrondissement, 2009, Mairie de Paris 15e. Festival Art public, 2009, Kanyoun-do Goran Sabouk, Corée du Sud. U.S.B - Emerging Korean Artists in the world, 2009, Séoul Arts Center. Association des artistes SONAMOU invitée, 2010, au Centre Culturel Coréen, Pologne.


Young Sil Kim. École Nationale Supérieure de Photographie d’Arles, 2008-2009. Université Paris IV, 2004-2007. M.F.A Dept. of Information of broadcasting, 1998-2000, Korea National Open University, Seoul, Corée. Lauréate du Prix Korean Air photo, 2000. Lauréate du prix LVMH Jeunes créateurs, 2009. http://www.lookinme.com

Karl Lakolak. Salon de l’esprit libre, 2010, Bordeaux. ÜberNacht-Show, 2008, Cinéma Jean Eustache, Pessac. Couleurs sur corps, CNRS, 2008, Terrasse du Trocadéro, Paris. Queer bodies, 2005, Université Paris 13. Pierre Molinier, jeux de miroirs, 2005, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux. http://lakolak.lakolak.eu

Anaïs Lelièvre. Doctorante en Arts plastiques, depuis 2008, Université Paris 1. Festival Les Arts au vert, 2009, réseau Trans Rhein Art, Alsace. Flottement cellulaire, 2010, Parc des Buttes Chaumont, Paris. Nuit Blanche, 2010, Metz. Territoires, 4e Rencontres d’Art contemporain, 2010, Fontaine des Chartreux, Cahors. http://www.anaislelievre.com

Hervé Penhoat. DNSEP avec mention, 1996, École Nationale Supérieure d’Art de Paris-Cergy. Constellations, 1999, Direction des Affaires Culturelles, Paris. 48e Salon de Montrouge, 2003. Horizons, Biennale off, Venise. Truc-Troc, 2010, Bozar, Palais des Beaux-arts de Bruxelles. http://www.penhoat.net

Delphine Pouillé. DNAP, 2002, Ecole des Beaux-arts de Rennes. DEA Arts plastiques, 2003, Université Rennes II. 2008, B-gallery, Bruxelles. Nuit des Musées Luxembourg, 2009, Casino Luxembourg, MUDAM, Luxembourg. Singulier… multiples, 2010, galerie La Ferronnerie, Paris. http://www.delphinepouille.com

Élodie Verdier. DNSEP, 2003, École Régionale des Beaux-arts d’Angers. Boucherie, Charcuterie, Traiteur, 2003, Angers. Nuits Toucouleurs, 2003, Le Chabada, Angers. Création pour le Festival Les Accroches Cœurs, 2007, Angers. Aux arts etc., 2008, Écouflant.

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 19:25

 

00 Flyer

 

RENCONTRE AVEC L'ARTISTE : jeudi 9 septembre 2010 de 19h à 20h 

 

 

LES LARMES DE LORA

 

 

Laurent Fiévet

 

Le projet Les Larmes de Lora est né de l’envie de travailler autour d’un visage, celui de l’actrice américaine Gene Tierney et de son rôle le plus emblématique, Laura (Otto Preminger, 1944). En référence à l’esthétique du film, à la construction très particulière de son scénario et à la définition complexe du personnage que l’actrice y incarne, l’idée qui sous-tend la série a consisté à opérer une rencontre entre les images du film et les mouvements cubiste et surréaliste, convoqués dans le traitement des images redéployées au sein des œuvres qui la composent. Conçue entre 2007 et 2009, la série comporte aujourd’hui une douzaine de montages et installations vidéo. Cinq d’entre eux sont présentés au Dressing.

Le projet se recentre plus particulièrement autour de La Femme qui pleure de Pablo Picasso (Tate Gallery, 1937). Modèle en creux (l’œuvre n’y fait jamais d’apparition explicite) incessamment convoqué dans les jeux de surimpressions élaborés dans les montages (que ce soit dans les effets de composition des plans ainsi réalisés ou le choix des motifs retenus dans le film d’Otto Preminger), voire les dispositifs scénographiques mis en place quand il s’agit d’installations, le tableau détermine à de nombreux niveaux l’esthétique de la série. D’autres œuvres picturales peuvent également faire l’objet de références plus ponctuelles comme Nu descendant un escalier de Marcel Duchamp qui préside à l’élaboration du montage de Xy3 – Nu à la vitrine. Le regard porté à la peinture demeure en ce sens constant pour engager un dialogue avec l’image en mouvement dans un effet de confrontation comparable à ceux que mettaient en place les précédentes séries de l’artiste (Suites hitchcockiennes, Épreuves du Temps et les plus récents Portraits olfactifs).

En référence au sujet du film d’Otto Preminger, à l’emprise légendaire que le metteur en scène exerçait sur ses actrices et au destin de Dora Maar qui a prêté ses traits à la figure du tableau de Picasso, voire dans une autre mesure à celui de Gene Tierney, le projet interroge plus spécifiquement le devenir du modèle face au créateur qui en redéfinit l’apparence. Il s’attarde sur le phénomène de mutation qui façonne le sujet en œuvre d’art dans un processus qui, tout en le hissant à la lumière, en faisant scintiller sa surface, le fige et le plonge dans la nuit en le privant de certains aspects de sa personnalité et d’une part de sa liberté. La série aborde à la fois le sacrifice (particulièrement sensible dans le cas d’une Dora Maar), voire le phénomène de vampirisation qui épuise le sujet et le phénomène de mutation qui le transforme en objet économique et bien culturel dans un mouvement qui fait fi des souffrances et des frustrations qu’il génère.

 

 

01 Xy3 - Nu à la vitrine02 Xy3 - Nu à la vitrine03 Xy3 - Nu à la vitrine 

© Laurent Fiévet, Xy3 - Nu à la vitrine, 2007, montage vidéo, 3’08’’

 


L’œuvre, qui prend généralement la forme d’une installation, est élaborée à partir d’un extrait très court de Laura. Si son titre, Xy³, propose une incursion dans les domaines de la physique et de la génétique, son sous-titre, Nu à la vitrine, insiste au contraire sur les données sensibles et la dimension figurative du montage. Il ne saurait pourtant être question ici de nudité du corps, la figure apparaissant à l’image étant habillée et coiffée d’un chapeau. La vidéo s’attarde sur un processus de dévoilement plus intime qui apparaît lié à l’identité même du sujet. Le spectateur y découvre un personnage (le Lieutenant Mark McPherson qu’interprète chez Otto Preminger l’acteur Dana Andrews) s’attardant devant un objet en cristal dont l’usage apparaît difficile à déterminer. Après l’avoir saisi dans une vitrine, il le déplace, l’examine, se perd dans sa contemplation, puis le replace à l’endroit où il était exposé. Plus que celle du personnage, on peut se demander si la nudité que mentionne le titre de l’œuvre ne renvoie pas directement à celle de l’objet qui l’accapare. Doit-on envisager l’objet du désir comme la représentation déplacée d’un corps dont le Lieutenant McPherson briguerait la possession, conformément au récit du film d’Otto Preminger ? C’est précisément la nature de cet objet qui met en tout cas le personnage à nu. Comme pour l’objet examiné dans la vitrine, la tentative de définition du sujet est volontairement mise en échec. Seule la complexité de son approche apparaît affirmée. Ainsi, le personnage se dérobe à la perception du visiteur au même titre que l’objet pris dans la vitrine résiste à son examen. Une mise en abyme s’opère, invitant le personnage à révéler, comme un objet de cristal finement ciselé, une multiplicité de facettes insoupçonnées.

 

 

04 Split05 Split06 Split

© Laurent Fiévet, Split, 2009, Montage vidéo, 16’

 

 

Réalisé à partir d’autres extraits de Laura, Split propose, au même titre que Mark’s dream et Rain/pain, une série de variations autour de La Femme qui pleure de Pablo Picasso. Une horloge fracturée y constitue le motif central autour duquel se structure figurativement l’ensemble de la proposition. Tout en imposant le Temps comme thème majeur de l’œuvre, cet objet introduit dans le montage une série de dérèglements manifestes à la fois dans les jeux de surimpressions qui interviennent à l’image (plaquant les uns sur les autres différentes séquences de Laura qui ne semblent guère, au niveau du récit, entretenir entre elles de rapports particuliers) et les variations de rythme qui affectent le flux de la représentation, soumis par moments à des effets sensibles d’accélération. Le montage confère pareillement aux figures une apparence disloquée. Fendus, lacérés, voire écorchés, corps et visages semblent en proie à une décomposition avancée. Révélant ressorts et rouages, les personnages sont apparentés à autant d’automates aux gestes et aux mouvements millimétrés. Tout en proposant une allusion à certains épisodes dramatiques de l’existence de Gene Tierney, cette évocation permet de souligner les aspects mécaniques du cinématographe et sa faculté à déjouer, séance après séance, le passage du Temps. Un cortège de figures auréolées, comme directement issues de quelque peinture religieuse, y célèbre le statut que le public accorde aux vedettes du grand écran et la pérennité de leur image.

 

 

07 Mark’s Dream09 Mark’s Dream08 Mark’s Dream

© Laurent Fiévet, Mark’s Dream, 2009, montage vidéo, 10’16’’

 

 

Dans Mark’s dream, pareillement réalisé à partir de plusieurs courts extraits de Laura, la composition de La Femme qui pleure est évoquée par la restitution d’un fondu enchaîné directement extrait de l’œuvre d’Otto Preminger associant au visage de Gene Tierney celui de Clifton Webb qui interprète dans le film le rôle de Waldo Lydecker, le puissant mentor de Laura. Combinant un visage de profil à un autre de face, l’enchaînement des plans propose un phénomène de redéploiement comparable à celui mis en œuvre dans le portrait peint. Cet effet de montage sert de prétexte à aborder la complexité de la figure du tableau, le lien qui unit son modèle à son exécutant et à souligner le caractère subjectif de la dualité de Dora Maar dans nombre de ses représentations par Pablo Picasso. Le montage se déploie autour d’un moment charnière du film où le personnage de Laura surgit dans le cadre de la fiction alors qu’il était présumé mort, jusque-là, par l’ensemble des protagonistes. Intervenant après que le Lieutenant Mark McPherson (Dana Andrews) s’est assoupi dans un fauteuil, l’apparition acquiert une dimension onirique susceptible de conditionner la perception du reste de l’œuvre – pouvant être interprétée comme ayant été entièrement rêvée par le détective. Sublimé par le ralenti qui tend à en redéfinir la présence, à en déplacer l’intensité et introduire une part de nostalgie au sein de l’évocation, le visage de Gene Tierney est présenté comme une entité malléable qu’activent des travellings optiques de la caméra, déployé normalement ou à rebours. Irréel, le visage apparaît comme une surface fragile, à la paroi aussi ténue que la fumée qu’exhale l’actrice dans le plan. Il en acquiert une dimension fantasmatique qui reflète les souvenirs que sont susceptibles de garder de Gene Tierney le spectateur – comme incarné dans le montage par le détective endormi.

 

 

10 Lucy’s Dream11 Lucy’s Dream12 Lucy’s Dream

© Laurent Fiévet, Lucy’s Dream, 2009, montage vidéo, 6’42’’

 

 

Lucy’s dream combine deux séquences apparentées de The Ghost and Mrs Muir (L’Aventure de Mme Muir) de Joseph L. Mankiewicz qui montrent toutes deux Lucy Muir (Gene Tierney) endormie. Dans la première apparaît le Fantôme du Capitaine interprété par Rex Harrison. La seconde marque au contraire sa disparition, ou plus exactement son retrait de l’existence de Lucy. Les jeux de surimpressions que crée la superposition des séquences mettent en échec le dispositif narratif imaginé par le réalisateur américain et son scénariste. Ils pointent la permanence dans le film des interventions du Capitaine et leur propension à investir et redéfinir la substance du récit. L’entremêlement des séquences, que le montage fait succéder, comme sa résultante, à un jeu d’alternance quasi-stroboscopique, travaille d’ailleurs à l’émergence de nombreuses apparitions fantomatiques. Il entraîne des effets de dédoublement et d’enchevêtrement des figures qui affectent en permanence la perception des données de l’espace-temps. En redéployant dans l’espace l’ensemble de ses éléments figuratifs, le montage finit par fragiliser la texture de l’image et y ouvrir une brèche qui libère un flot menaçant. En référence aux larmes de La Femme qui pleure, on pourra envisager cet élément liquide comme la matérialisation des émotions de Lucy Muir, montrée toujours assoupie dans son fauteuil, au moment où il intervient à l’image et une allusion aux drames et aux revers subis par Gene Tierney et Dora Maar au milieu de leur existence respectives, entraînant chez elles les fragilités que l’on connaît, avant qu’elle ne parviennent à reprendre leur destin en mains.

 

13 Rain/Pain14 Rain/Pain15 Rain/Pain

© Laurent Fiévet, Rain/Pain, 2009, montage vidéo, 9’40’’

 

 

Composé de différents extraits de Laura, plaqués les uns sur les autres par différents effets de surimpression, Rain/Pain est structuré autour d’un long plan s’attardant sur Bessie Clary, la domestique de Laura qu’interprète Dorothy Adams dans le film d’Otto Preminger. La douleur de Bessie trouve dans le montage plusieurs formes d’extériorisation. Le motif des larmes de Dora Maar (La Femme qui pleure, Picasso) y est décliné sous la forme d’une série de motifs substitutifs où se combinent aussi bien des pluies diluviennes se déversant sur un paysage nocturne et des éclairs illuminant une route de campagne que des branchages fouettant le visage de la domestique ou des billes métalliques se déplaçant dans l’image. Au cours de ces manifestations, le visage de l’actrice est en proie à différentes métamorphoses. Recouvert par la chevelure de Gene Tierney, il adopte par moments une apparence animale. Doit-on voir dans ce glissement identitaire un effet de régression consécutif au chagrin éprouvé par la figure centrale du montage ou plus simplement l’accès à une certaine humanité ? Sur le squelette que constitue le plan où apparaît Dorothy Adams, les différents épisodes de Laura viennent se greffer pour créer des bribes de narration indépendantes qui semblent suivre chacune une logique qui lui est propre. L’affliction convoque différents souvenirs que le montage entremêle dans un tissage dont la figure en pleurs semble être la seule à pouvoir reconstituer la trame. La structure d’ensemble rend compte toutefois d’une consolation progressive du personnage. Les larmes de Bessie finissent par se dissiper et permettre à la domestique d’accéder à un point de vue dont elle était jusque là privée, à une certaine clairvoyance (que vient suggérer le grossissement prononcé d’un de ses deux yeux à l’image).

 

 

Présentation de l'artiste

 

www.laurentfievet.com
l.fievet@noos.fr

 

Formation
2001
- Docteur en études cinématographiques et audiovisuelles, Université Paris 3 Sorbonne nouvelle

Expositions personnelles
2010
- On achève bien les chevaux (titre à confirmer). Commissaire : Brigitte Négrier. Paris (France), Galerie la Ferronnerie ; 14 décembre - 20 janvier 2011.
- (Titre à définir). Installation. Commissaires : William Schuman et Nicolas D’Ascenzio. Metz (France), Nuit Blanche ; 1er octobre.
- Les Larmes de Lora. Commissaire : Anaïs Lelièvre. Paris (France), Le Dressing ; 1er - 30 septembre.
2009
- Les Larmes de Lora - Reflux. Commissaire : Axelle Galtier. Marseille (France), Où - lieu d’exposition pour l’art actuel ; 14 mars - 11 avril.
2008
- Stop ! Installation. Commissaire : Fabrice Bassemon. Vendôme (France), Le Minotaure ; 5 - 12 décembre.
- Perturbations. Commissaire : Fabrice Bassemon. Vendôme (France), Chapelle Saint-Jacques ; 5 - 12 décembre.
- Melted M-Helenes. Installation. Commissaire : Marjatta Levanto. Paris (France), Institut finlandais ; 8 - 15 janvier.
2007
- Essences de l’Image : portraits olfactifs. Commissaire : Catalijn Ramakers. Den Haag (Pays-Bas), galerie Ramakers ; 9 septembre - 7 octobre.
- Portrait au bouquet de violettes, portrait à l’écume. Commissaire : Nuno Rodrigues. Vila do Conde (Portugal), Forte São João Baptista ; 9 juillet - 7 octobre.
2006
- Portrait au narcisse. Commissaire : Alexandre Benoit. Paris (France), RATP, installation présentée station Saint Lazare ; 30 novembre 2006 - 3 janvier 2007.
- Épreuves du Temps. Commissaire : Marjatta Levanto. Paris (France), Institut finlandais ; 3 novembre - 9 décembre.
- Essences de l’Image : portraits olfactifs. Commissaire : Brigitte Négrier. Paris (France), galerie la Ferronnerie ; 14 février -14 mars.
2003-2004
- Suites hitchcockiennes (Hitchcock sarja). Commissaire : Marja Sakari. Helsinki (Finlande), Musée d’Art contemporain Kiasma ;  6 décembre 2003 - 29 février 2004.
- Aikakokeita. Commissaire : Merja Ilola. Hyvinkää (Finlande), Musée des Beaux-Arts ; 14 novembre 2003 - 1er février 2004.

Expositions collectives (sélection)
2010
- Vidéoburo n°2 / La Relève. Avec Patricia Corre, Ariel Kenig, Sébastien Martinez Barat, Thomas Péan, Laurent Pernot, Emilie Pitoiset, QQQOC, Dorothée Smith. Commissaire : Florian Gaité. Paris (France), Vidéoburo ; 4 juillet.
- Morphology of red. Episode I. Avec Shunsuke Ohno, Dmitry Sokolenko et Natalia Taravkova. Commissaires : Dmitry Sokolenko et Liza Fetissova. Paris (France), Russiantearoom ; 24 juin - 8 août.
2009
- Mythe - fiction / dissolution. Exposition en duo avec Frédéric Coché. Commissaire : Brigitte Négrier. Paris (France), galerie la Ferronnerie ; 13 octobre - 10 novembre.
- Les Nuits d’été. Avec Sanna Kannisto, Warffemius et Marie-Amélie Porcher. Commissaire : Brigitte Négrier. Paris (France), galerie la Ferronnerie ; 30 juin - 25 juillet.
- Fluides. En duo avec Octavio Blasi. Commissaire invitée : Catalijn Ramakers. Paris (France), Galerie la Ferronnerie ; 5 mars - 7 avril.
2008
- Silêncio ! Avec Nathalie Brevet et Hughes Rochette, Anne Durez, Joseph Dadoune, Angela Detanico et Rafaël Lain, Marilá Dardot, Maurício Ianês, Manuela Marques, Manon de Boer. Commissaire : Audrey Illouz. São Paulo (Brésil), Galeria Vermelho ; 25 novembre - 17 janvier 2009.
- Manipulations. Avec Jari Silomäki et Juha Nenonen. Commissaire : Marc Donnadieu pour la 15e édition du Mois de la photo. Paris (France), galerie la Ferronnerie ; 8 novembre - 11 décembre.
- Manif d’Art 4. Biennale en art actuel de Québec. Avec une quarantaine d’artistes internationaux. Commissaire invitée : Lisanne Nadeau. Québec (Canada) ; 1er mai -15 juin.
2007
- Nos identités 2. Avec Dominique Dehais et Marie-Amélie Porcher. Commissaire : Brigitte Négrier. Paris (France), galerie la Ferronnerie ; 9 octobre - 8 novembre.
- Under Hitchcock. Avec Jean Breshand, Johan Grimonprez, Matthias Müller et Christoph Girardet, Salla Tykkä et Carlos Lobo. Commissaires : Nuno Rodrigues et Silvia Guerra. Vila do Conde (Portugal), Solar Galeria de Arte cinemática ; 7 juillet - 7 octobre.
- Étranges songes. Avec Dominique Dehais, Céline Marot, Vittorio Roerade, Jacqueline Taïb, Jérôme Touron. Commissaire : Brigitte Négrier. Paris (France), galerie la Ferronnerie ; 30 janvier - 3 mars.
2006
- Vacances à la folie. Exposition collective avec Octavio Blasi, Leo Divendal, Ien Lucas, Fabienne Oudart, Christoph Schneeberger, Jérôme Touron. Commissaire : Brigitte Négrier. Paris (France), galerie la Ferronnerie ; 12 juillet - 9 septembre.

Spectacles et performances vidéo
2010
- 59’59’’. Collaboration artistique au projet théâtral de Ludovic Kerfendal, avec Marie-Pierre Chaix, Ilkka Villi et Heli Meklin. Musique de Pessi Levanto. Reprise prévue en Finlande en fin d’année.
- Deconstructing Lora. Ciné-concert en collaboration avec Olivier Innocenti (composition et accordéon) et le conservatoire de Pontault-Combault. Commissaire : Nathalie-Giraudeau dans le cadre de la célébration des 20 ans du Centre Photographique d’Ile-de-France. Pontault-Combault (France) ; 18 mars.
2009
- Summer dreams. Ciné-concert en collaboration avec Fabien Touchard (composition et piano). Commissaire : Mathilde Benoist. Paris (France), Festival Les Idéo 2009, la Bellevilloise ; 5 septembre.
2008
- 59’59’’. Collaboration artistique au projet théâtral de Ludovic Kerfendal (voir plus haut). Paris (France), Institut finlandais ; 16 décembre.
- S.Ø.RS. Collaboration artistique au projet théâtral de Ludovic Kerfendal. Avec Aude Léger, Marie-Pierre Chaix et Christine Martin (interprétation). Paris (France), Ciné 13 ; 27 mai - 13 juin. Paris (France), Institut finlandais ; 13 septembre. Reprise envisagée en 2009.
2007
- In Out. Vidéo-performance en collaboration avec la danseuse et chorégraphe Johanna Zwaig. Oslo (Norvège), Musée Munch, 12 décembre. Stabekk (Norvège), Festival Et Årsverk, 14 - 16 décembre.
- Hers. Vidéo-performance en collaboration avec la danseuse et chorégraphe Johanna Zwaig. Paris (France), Festival Et Årsverk, la Bellevilloise ; 4 - 6 mai.

Diffusion et projections en salle
2010
- Transparaître. Diffusion d'Ink Red!  Screening à l’occasion de la Nuit Blanche de Paris. Commissaires : Claire Couffy et Anaïs Lelièvre pour l’association Ubic. Paris, Le Dressing ; 2 octobre.
2009
- Arte Video Night. Diffusion de Mark’s dream sur la chaîne Arte dans le cadre d’un programme consacré à la nouvelle scène de la vidéo artistique. Programmation : Alain Fleischer, Dominique Goutard et Jean-Luc Monterosso. Arte, nuit du 24 au 25 octobre. Diffusion à Paris (France), au Centre Georges Pompidou, le 23 octobre.
- In Out. Projection du montage servant de support à la vidéo-performance réalisée en collaboration avec Johanna Zwaig en 2007 et d’autres montages de la série Les Larmes de Lora. Programmation : Geraldine Eggerickx. Oslo (Norvège), The Villa ; 31 juillet.

Presse (sélection)
10 08 2007 : Gisela Leal, Under Hitchcock. Artecapital.net, juillet-août 2007.
06 07 2007 : Nadais Inês, Hitchcock : uma aparição em Vila do Conde. Ipsilon, cahier culturel du quotidien Publico, pp. 28-30.
04 2006 : Neyrat Cyril, L’épaisseur d’Hitchcock. Les Cahiers du cinéma n° 611 « Cinéma au musée », p.38.
08 03 2006 : Berthier Sophie, Portraits détournés. Télérama – sortir n° 2930, p. 15.
03 2006 : Exporama, Artpress, p. 8.
04 2004 : Benhaïm Safia, Costa Fabienne, Attractions – Parcours à travers les installations de Laurent Fiévet, Vertigo n° 25, pp. 46-48.
04 2004 : Costa Fabienne, « Epreuves du Temps » Hyvinkää 2003, Vertigo n° 25, pp. 50-51.
04 2004 : Costa Fabienne, « Suites hitchcockiennes » Helsinki 2003, Vertigo n° 25, pp. 52-53.
16 12 2003 : Gräsbeck Bianca, Allting flyter – om Kiasma, Tiden och nya sätt att se, Ny Tid, pp. 10-11.
15 11 2003 : Kivirinta Marja-Terttu, Hitchcockin Helene, Helsingin Sanomat, C1
11 2003 : Jäämeri Hannele, Kuvat syntyvät kuvista, Suomen Kuvalehti 46/2003, p. 60.

Catalogues
- Festival du film de Vendôme 2008
- Mois de la Photo 2008
- Manif d’Art 4, Québec, 2008
- Curtas, Vila do Conde 2007

Galeries
- Galerie la Ferronnerie

Brigitte Négrier.

40, rue de la Folie Méricourt. 75011 Paris.

+33 (0)1 78 01 13 13.

+33 (0)1 48 06 50 84

www.galerielaferronnerie.fr 

brigitte.negrier@club.fr
- Galerie Ramakers

Toussaintkade 51. 2513 CL Den Haag, The Netherlands.

+ 31 (0) 70 363 43 08.

www.galerieramakers.nl 

info@galerieramakers.nl
  

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 19:19

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LE CABINET DE MÉTAMORPHOSE

 

Karl André Thyriot

 

Dans la vidéo Le Cabinet de métamorphose, je montre de manière purement imaginative et fantasmagorique, et dans une lumière proche de celle du Caravage, un univers de curiosité.

Dans cet étrange cabinet, progressent deux personnages tout aussi inquiétants. Le docteur KAT et une jeune fille androgyne, sa future créature. Ces deux individus se découpent sur une toile de fond lugubre, agrémentée d’une collection incongrue, une accumulation d’objets divers : des verres, des pipettes, des vases et des bocaux, des livres, des ustensiles médicaux, des chaînes ainsi qu’une surprenante machine faite de bois et de fer.

Cette œuvre fait référence à la fois au fétichisme et à l’expressionnisme allemand, un univers auquel je ne suis pas étranger. Le décor et le docteur en sont des témoins. Cette période nous rappelle Le Cabinet du Docteur Galligari et les débuts du cinéma muet. Je voulais pour cette vidéo m’inspirer de ce mécanisme révolu.

Comme dans mes œuvres photographiques, la passion de la représentation, le goût d’un esthétisme particulier ou décalé par rapport à notre présent, et l’idée de la beauté sont associés. Le décor est tout aussi important. Grâce aux ustensiles, un dialogue se crée entre les deux personnages. C’est le trait d’union de ces deux êtres.

A travers le docteur, par sa pensée, son fantasme, son obsession, je transmets l’idée du canon, d’une beauté androgyne, d’une représentation particulière du corps, d’une certaine perfection. Je montre une alchimie se matérialiser. La chirurgie et la couture se mêlent et se mélangent afin d’accomplir l’acte final de métamorphose.

Cette œuvre est un miroir tendu à notre société contemporaine, obsédée par ce phénomène du canon universel, ce code de beauté qui passe aujourd’hui davantage par la chirurgie que la couture bien qu’il y ait deux points communs entre eux : le fil et l’aiguille.  

 

 

Regard de P. H. Mendras

 

« Karl est inclassable, certains diront qu’il est anticonformiste, c’est très vrai parfois mais il ne faut pas s’arrêter à un jugement rapide, c’est une personnalité complexe, un être fragile qui recèle en lui une force énorme lui permettant d’abattre des montagnes, un être sûr de lui qui doute en permanence.

De son travail, je pourrais dire qu’il lui ressemble en tous points. Il ne faut se fier à la première idée. KAT sait jouer des codes, il joue de son propre corps en véritable acteur qu’il est, ses photographies attirent par leur beauté plastique, chose qui n’est plus si courante dans l’art contemporain.

Une lecture plus précise des détails nous emmène dans un univers dérangeant, les codes de la mode, les mœurs, les tabous, tout est balayé d’un trait, d’un cliché devrais-je dire pour laisser place à l’univers de l’artiste avec sa propre logique, son sens de rotation, un univers dont la folie est la norme.

Il impressionne tout d’abord par le baroque, l’opulence, puis désarme par la simplicité, les codes sont utilisés mais réappropriés, détournés avec une connaissance de l’histoire dans ses détails, une grande conscience de la stratégie et du rôle de l’art sur la société.

Le cabinet de métamorphose est une vidéo ou l’artiste se grime en un docteur Frankenstein qui tache d’aller au bout de son fantasme et de faire d’une jeune femme son idéal de beauté. Cet idéal comme on le voit à la fin de la vidéo est bien étranger à celui que tout un chacun peut avoir, par cela KAT remet en cause notre idée du beau, met en place un système subjectif, totalitaire.

S’il est vrai que XVIIIe constitue la base de sa culture esthétique, le surréalisme n’est pas étranger à son œuvre, l’humour du dadaïsme, la culture populaire aussi, la mode et le dandysme. KAT est un dandy, un être qui choisit de faire de sa vie entière une œuvre, quelque chose d’unique, de fou qui ne puisse prêter à jugement par son unicité.

Son travail est une recherche savante qui mêle sculpture, vêtement, mise ee scène, une alchimie qu’il exprime avec fulgurance. Le tout forme un vrai travail d’artiste, une œuvre évidente et nouvelle, tous les éléments nous sont connus et pourtant l’image finale déroute le spectateur par une logique et une organisation lumineuse, drôle et grave à la fois.

A la fois acteur, metteur en scène, et photographe de ses œuvres, il met en place des décors, conçoit et réalise tous les costumes, dirige, agrafe, cloue, rien ne peut lui résister. Chacun de ses travaux est un combat qu’il livre seul le plus souvent, ou entouré de ceux qu’il aime, et de ce combat ne subsiste qu’un cliché ou une série de clichés et des costumes auxquels lui seul est capable de donner vie et sens.

A une époque ou l’habit se doit d’être pratique, neuf, cher, sexy au mieux, il met ses personnages en tenues barbares, les fait souffrir, les handicape, les déforme. Avec chaque costume un caractère, comme si le vêtement était une deuxième peau appuyant les qualités de chacun, abritant ou découvrant l’âme.

Dans une action au jardin des plantes de la ville de Roue, KAT a mis fin à un cycle et annoncé un renouveau, conscient que les cycles de la nature, les cycles de la vie, ceux de la création n’ont qu’un but : apporter au monde plus de beauté encore et à l’homme l’espoir, l’énergie de perpétuer et d’innover. »

 

1 Le Cabinet de métamorphose2 Le Cabinet de métamorphose

 

 

Présentation de l'artiste 

3 Karl André Thyriot

 

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 23:32

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ELLES AIMENT...

 

Claire Laplante Boulanger

 

La vidéo participe à l’élargissement de la culture et de la réflexion sur notre société. Ce moyen de faire passer messages et émotions donne au spectateur les clefs pour découvrir d’autres points de vue et ouvrir ses horizons. Il permet de découvrir des lieux, de témoigner d’un évènement, de servir un discours ou une cause engagée. Mais il favorise aussi l’évasion et le rêve. Elles aiment… Free’P’Star s’inscrit dans cette ambivalence. Cette vidéo, où la caméra est un miroir, fonctionne comme une mise en abyme du cinéma. Deux petites filles s’y maquillent et se vêtissent « comme des grandes », et changent à plusieurs reprises d’apparence. Par ces décalages, l’apprêtement des femmes apparaît de l’ordre du déguisement, du costume de théâtre ou de cinéma ; et le jeu des petites filles, bien que jouant la comédie, est déjà marqué par l’attrait de la mode et le plaisir du paraître. Et, depuis la vitrine de la friperie Free’P’Star, elles interpellent les passants sur leur propre relation à l’habillement…

 

1 Elles aiment2 Elles aiment...
© Claire Laplante Boulanger, Elles aiment… Free’P’Star, 2009-2010, 2’50’’.

 

 

 

Présentation de l'artiste

Formation en cinéma audio-visuel ; Stage chez AGM production ; Second prix " cigale d'argent " du meilleur court-métrage à Boulogne (2010) ; Assistante et figurante sur le premier long métrage de Roberto Garzelli (2009). 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 23:55

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ENTRELACÉ

 

Claire Couffy

 
1 Entrelacé2 Entrelacé

© Claire Couffy, Pratique rétinienne, 2003, 2’20’’, Mont Brévent, Haute-Savoie.

Égale à l’ouverture d’un diaphragme, une paupière, filmée en gros plan, libère sa visibilité. On peut se poser les questions suivantes : que regarde cet œil ? Pourquoi la caméra ne filme-t-elle pas directement l’image perçue par l’œil ? L’œil regardeur nous transmet la pratique d’une visibilité monoculaire subjective. Il ne s’inscrit pas dans la perception de la visibilité du monde, tout comme la caméra qui n’est qu’un seul œil enregistrant des images subjectives indirectes libres. Le rythme occasionné par ce mouvement oculaire permet au spectateur de percevoir la visibilité de cet œil. C’est alors qu’un paysage montagneux apparaît et disparaît, en fonction du déplacement rétinien. Il faut comprendre ici la double difficulté : celle de retranscrire matériellement un espace visible par moi-même, mais aussi celle de l’offrir à une autre perception extérieure et différente. Comment savoir si l’objet que j’ai regardé est transmis ? Le regard du spectateur est lui-même empreint de son propre mode de perception.



4 Entrelacé3 Entrelacé

© Claire Couffy, La Passagère, 2006, 4’46’’, Région parisienne

Quatre minutes quarante-six secondes, la vidéo La Passagère, réalisée en 2006, se présente sous la forme d’un plan-séquence. À travers la fenêtre d’un train de banlieue amorçant le départ, le viseur de mon téléphone portable numérise dans un premier temps le quai de gare électrisé de la Défense. Assise à contresens, je me laisse porter par le trajet de la machine urbaine, qui au fur et à mesure de sa précipitation modèle l’espace de la cité. Du défilement accéléré de ce convoi, surgissent des aplats lumineux ; captation immédiate et précipitée des différentes variations des champs électriques et magnétiques liés à une surmodernité (Marc Augé). Une vibration sonore des profondeurs abyssales se propage et tente une remontée, une percée à la surface. Lointaine émission de provenance presque indéterminée, il s’agit du glissement de la machine sur son rail. Puis, l’image réfléchie d’une passagère apparaît à la surface lisse de la vitre. Réflexion affaiblie de la lumière, de la couleur, appréhension immédiate du portrait de cette femme antillaise. Elle devient cette Autrui qui structure un ensemble, où s’organise un monde possible et d’où je compose le territoire de mon intime regard dans une relation Altérité intime , selon Marc Augé. La manifestation d’Autrui ici agence mon territoire intime-public. Singularité fondée entre ma vie aux Antilles en « Gwadaloup » et de ma vie parisienne.

 


5 Entrelacé6 Entrelacé

© Claire Couffy, Crossroads of the world, 2007, 2’50’’, New York.

Monochrome bitumeux, l’image à la frontière de l’imperfection visuelle s’entache de pixels et déploie son espace numérique. Cacophonie urbaine en tout genre, la projection plongeante offre la visibilité d’une flaque d’eau stagnant dans un caniveau. Sa surface lisse et miroitante reflète le hors champ du cadre. Elle devient le lieu de pénétration d’un espace extérieur à celui de sa représentation et nous délivre les indices et les données de ce hors champ. On découvre dans son antre une danse calligraphique de chiffres et lettres numériques en LED d’un rouge luminescent. Ils défilent et s’écoulent comme s’ils suivaient le mouvement. Il s’agit de la réflexion du bandeau des cours et des taux de change de la bourse, qui sans interruption fait succéder toutes les informations économiques. Celui-ci s’érige sur la façade du building situé en face de la prise de vue. Dans un jeu de renversement de la perception entre réflexion et miroitement, la flaque d’eau prisonnière de l’espace public offre l’illusion de son en deça. Brèche, trouée, d’où son expression vidéographique ne serait que le symptôme d’un enchevêtrement plus global et général par la capture du hors champ. Le champ et le hors champ fusionnent.

 

 

 

Présentation de l'artiste

 

 

DIPLÔMES ET FORMATIONS
UFR ARTS PLASTIQUES ET SCIENCES DE L’ART. UNIVERSITE PARIS 1 PANTHEON-SORBONNE
2002-09 Master II de Recherche d’Arts Plastiques (en cours)
2003    Licence d’Esthétique et Sciences de l’Art

EXPOSITIONS PERSONNELLES
2008
- 26 juillet au 11 août : « Cash/Contre/Cache », Galerie associative Sans Plomb, 38, rue Gabriel Péri, 94200 Ivry-sur-Seine, France
2006
- 22 novembre au 23 décembre : « spot(k)rossing », Maison de particulier,90, rue Pierre Poli, 92130 Issy-les-Moulineaux, France
2004
- 12 septembre au 12 octobre : « On the spot », Appartement de particulier,11, rue Michel Ange, 75016 Paris, France
2002
- 27 mars au 27 avril : « Passer dépasser », Maison de particulier, 90 rue Pierre Poli 92130 Issy-les-Moulineaux, France
1999
- 18 avril : « les petits papiers », Happening, Médiathèque du Gosier, bd. Amédée Clara, 97190 Le Gosier, Guadeloupe, F.W.I.
1998
- 20 février au 7 mars : « Le soleil à rendez-vous avec la lune », première exposition individuelle à la Médiathèque du Lamentin, rue de la mutualité, 97129 Lamentin, Guadeloupe, F.W.I.

EXPOSITIONS COLLECTIVES   
2009
- 30 novembre au 17 décembre : « La mobilité dans l’immobilité » Exposition collective, organisée par l’E.I.V.A.C. Artothèque Universitaire de l’Académie de Créteil, à la Maison des Associations, 64 Place Nobel, 77350 Le Mée-sur-Seine, France.
- 17 au 12 juillet : « Métamorphose, vision contemporaines », Exposition collective, Galerie du Grand Moulin, de l’Université Diderot Paris 7, Commissariat association Inklink.
- 16 au 29 juin : « Jeunes Créateurs », Exposition collective, Artothèque d’Île-de-France, Commissariat sous la direction d’Anaïs Coenca
- 6 au 24 juin : « Corps imaginaires », Exposition collective, Médiathèque François Mittérand des Ulis, Commissariat sous la direction d’Anaïs Lelièvre
2008
- 1 au 17 décembre : « Image de soi - Image de l’autre », Exposition collective, avec la participation du Musée de la Poste, organisée par l’E.I.V.A.C. Artothèque Universitaire de l’Académie de Créteil, à la Maison des Associations, 64, Place Nobel, 77350 Le Mée-sur-Seine, France
2006
- 22 mai au 25 juin : « On ira tous », exposition collective avec l’association MA’A, Maison de particulier, 90, rue Pierre Poli, 92130 Issy-les-Moulineaux, France.
2005
- 20 au 23 mai : « MA’A expose », dans le cadre des portes ouvertes de Belleville, Atelier de création plastique, 42ter, rue des cascades, 75020 Paris, France
2004
- 13 au 27 février : « Vill’art », 6bis av. de Villars, 75007 Paris, France.
- 10 au 25 mars : « Festival Ici et demain » de la Mairie de Paris, Centre Valeyre, 24, rue Rochechouart, 75009 Paris, France
2003
- 12 au 16 mai : « Prolongations 1 », Exposition de groupe de l’université Paris-1-Panthéon-Sorbonne, Galerie Michel Journiac, Commissariat sous la direction de Madame la professeur Isabelle Vodjiani et Monsieur le professeur Bernard Guelton, Campus Universitaire de Fontenay-aux-Roses, 27, av. Lombart, 92260 Fontenay-aux-Roses, France
2000
- 23 octobre au 20 décembre : « Inauguration », Exposition collective, inauguration de l’Espace Chadru, commissariat sous la direction du collectif Amart, Route de st Anne, Dampierre, 97190 Gosier, Guadeloupe, F.W.I.


INTERVENTIONS DANS L’ESPACE URBAIN / FESTIVALS
2009
- 14 au 25 octobre : 3éme édition du Festival Shoot OFF, Espace Canopy, 19 rue Pajol, 75018, Paris, France
le 3 octobre : Nuit Blanche LE OFF, projection de vidéo dans le quartier du Marais, organisé par association ubic, Paris
2008
- 7 au 17 octobre : Festival Intersquat des artistes européens, projection des vidéos « Crossroads of the world », « One night in Times Square », au 123, rue Royal, Bruxelles, Belgique
- 4 au 5 novembre : Nuit Blanche LE OFF, projection de vidéos, rue du Cygne, 75001 Paris, France
- 1er janvier au 4 janvier : Affichage urbain sur des espaces publicitaires 4X3, Manifestation de groupe avec le collectif Amart en partenariat avec Aventi, Guadeloupe, F.W.I.

WORKSHOPS ET INTERVENTION
2009
- Juin Médiathèque François Mittérand des Ulis : intervention d’un workshop pour des enfants de 8 à 10 ans pour l’exposition collective « Corps imaginaires »
2008
- Ecole Speciale d’Architecture : 254, bd. Raspail, 75014 Paris
- Suivi et intervention comme membre de jury pour le diplôme DES-ESA, Mémoire intitulé « Frontière une limite qui relie » dirigé Monsieur le professeur et architecte Robert Reclus
2002
- Association Ciné Woulé : 3, imm les Chicanes, Grand Camp 97139 Abymes, Guadeloupe F.W.I. Concevoir et Animer des Workshops filmiques pour des enfants de 10 et 12 ans
1999-01
- École Mayeko Massina : Bellevue, rue du stade 97170, Petit-Bourg, Guadeloupe F.W.I., en collaboration avec le rectorat de de la Guadeloupe et la D.D.J.S.
- Créer, concevoir, organiser et Animer et des ateliers d’expression plastique et une exposition intitulés « l’art en mouvement » pour des enfants de 4 à 6 ans

BOURSES
2004-05   
Aide à la création contemporaine de l’Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 10:13


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ROSARIUM

 

Karl Lakolak

 

Pierre Zoberman, « L’Érotique imaginaire de Karl Lakolak »
« L’association du morcellement du corps humain et de l’affirmation d’amour, dans son apparente improbabilité, a une longue tradition qui passe par les blasons du corps féminin et l’iconographie parodique où l’on littéralise les perles des dents, les lis du teint ou les roses des joues, et qu’on retrouve dans les érographies de Karl Lakolak. […] L’érographie est-elle une leçon d’anatomie érotique ? […] Car il y a composition, ou plutôt recomposition : l’intégrité est seconde et factice ; le corps est a[na]tomisé. Mais, en se recomposant, il se recoupe. Au gré de décalages inattendus,  le corps s’allonge ou s’épaissit à l’improviste. L’éros inscrit sur ces planches est donc un composite, un agrégat d’images recollées et recoupées. Corps fragmenté, fragments déplacés. »

Dominique Chevé, « Que reste t-il des corps ? »
« Que reste t-il du corps exposé en images ? Du corps sexuel et sexué, organique et sensible, mortel, souffrant et désirant, corps biologique et passager, transitoire et en mouvement ? Une image, un montage, un agencement, une icône, une figure symbolique et politique ? Mais aussi des postures, des éclats de chair, des effets de forme. Que surgisse cette question - de ce qu’il en reste - suppose le sentiment que quelque chose est perdu des corps. Doit-on convenir qu’il n’y a de corps que par l’épaisseur de la chair vivante et vibrante et que tout cliché, fut-il « érographique », demeure la tentative d’un regard et d’une écriture ou d’une captation : le corps, comme l’absent de toute exposition charnelle ? Il y aurait alors dans toute écriture « érographique » une attestation mortifère ou plus exactement, une disparition et une hantise des corps, par là même. […] S’il s’agit d’une écriture du désir, elle ne saurait l’être par images interposées comme autant de brèches ouvertes par le régime des images donnant à voir les corps ; mais plutôt par fragments de corps d’emblée iconiques, mises en scène qui les dénudent et/ou les recouvrent et les submergent d’ornements, d’effets, d’arrières plans et de contrastes. Il s’agirait de mettre en présence d’un monde corporel, fait d’agitations confuses et de silences denses, d’éclats colorés et violents, de postures provocatrices ou impérieuses. Il s’agirait de dire le désir par bribes […]. Des pics et des sommets, des comblements, de la béance et des fractures, du térébrant certes, et qui filent la métaphore du corps vivant dans ses convulsions multiples : ouverture/fermeture de la respiration, de la nutrition, des spasmes sexuels, des gestes de la main, des clignements de paupières…

Extraits de l’ouvrage collectif Erographies d’incorporelles, editions Everland, 2008.

 

 

1 Rosarium

2 Rosarium

3 Rosarium

4 Rosarium

5 Rosarium

© Karl Lakolak, Rosarium, Paris, 2009, 5’55’’.

Danseur : Rémy Pagard. Création sonore : Izidor Leitinger.

 

 

Présentation de l'artiste

 

http://lakolak.lakolak.eu
karllakolak@gmail.com

 

PARCOURS ARTISTIQUE

2010
- 15 janvier 2010 – 28 février 2010 : TÉLÉDANSES
Totoche Prod et Zig-Zag café Bordeaux présentent : « KARL LAKOLAK TÉLÉDANSES » vidéos et photographies

2008
- 4 décembre 2008 : ÜberNacht-Show. Performance au Cinéma Jean Eustache – Pessac
Avec : Thomas Lagrève, danseur – Emeline Abeloos, plasticienne – Pierre Berri – Florian Montas, comédien. Musique de Karl Lakolak avec la participation du musicien Sacha Bernardson. Dans le cadre de la projection de : « les années SIGMA », film documentaire.
- 23 octobre 2008 : COULEURS SUR CORPS. Exposition du CNRS, Terrasse du Trocadéro, Paris.
Performance pour l’inauguration de l’exposition à 20h.
- 10, 11 et 12 octobre 2008 : UNE MAISON UNE SAISON. « voyage au centre de la chair »
Art, architecture et création fraîche. Dans la maison de Marie-Pascale Mignot, architecte, Bordeaux. Avec le centre Jean Abadie et UMUS
- 7 octobre 2008 : KARAMOJA / AQUITAINE
Performance dans l’Atrium de l’Université Victor Segalen / Bordeaux 2. Dans le cadre de la campagne européenne Karamoja. Avec NDUBUEZE, TEDDY. Musique K.Lakolak et Têtedehuevo. Campagne menée par Sacha Kagan et David Knaute (Acted)
- mai 2008 : PARUTION DE "ÉROGRAPHIES D'INCORPORELLES". Editions Everland
Préface: Bernard Lafargue. Variations de : Bernard ANDRIEU, Jean BROUSTRA, Dominique CHEVÉ, Cécile CROCE, Jean-Michel DEVÉSA, Elsa DORLIN, Lionel DUROI, Sylvain FREDON, Sacha KAGAN, Paul Allen MILLER, Marie-Anne PAVEAU, Laetitia REY, Frédéric VINCENT, Pierre ZOBERMAN.
- 15 janvier 2008 : EXPOSITION LEXURGENCES. ESPACE 29 BORDEAUX
PERFORMANCE avec Emeline Abeloos. Création sonore de ANNKA

2007
- 18 octobre 2007 : REVUE « CORPS » N°3
Projet initié par les chercheurs du CNRS relevant du groupement « Anthropologie des représentations du corps » ; revue semestrielle dirigée par Gilles Boëtsch, Bernard Andrieu et Dominique Chevé, avec l’aide et la complicité de dizaines de chercheurs à travers le monde. Le cahier iconographique La Sarabande des beautés interlopes, est réalisé par Karl Lakolak (plasticien et photographe) et Bernard Lafargue (philosophe)
- 21 janvier 2007 : PARUTION DE « SARABANDE POUR UN CORPS ». Editions Everland
Un livre/dvd de Karl Lakolak préfacé par Bernard Lafargue et Mike Yve, musique de Izidor Leitinger, avec Thomas Lagrève, danseur et Emeline Abeloos, plasticienne. « Sarabande pour un corps » a été réalisé en collaboration étroite avec Izidor Leitinger pour la création musicale et Thomas Lagrève pour la chorégraphie, Emeline Abeloos pour les performances.
- 10, 11 et 12 janvier 2007 : CORPS ET COULEURS / Paris Cnrs
Organisé par Bernard ANDRIEU, Pascal BLANCHARD, Gilles BOËTSCH, Dominique CHEVE et le groupe de recherche CNRS 2322 « anthropologie des représentations du corps » dans le cadre de ce colloque Bernard LAFARGUE présente et analyse le thème du corps polychrome dans l’oeuvre de Karl LAKOLAK « Sarabande pour un corps »

2006
- mars 2006 : BLUEBOOKPARIS
LIBRAIRIE/GALERIE. Exposition présentée par Mike Yve: photos, vidéo.
- 6 et 7 mai 2006 : Consortium de plasticiens élitistes
Par a.r.t. (art rocking target). Projection vidéo à la faïencerie, Bordeaux
- 23 février 2006 : L'ANIMAL DANS L'ART / UNIVERSITE BORDEAUX 3
"UN CHIEN DANS LE PUITS" vidéo de Karl Lakolak musique ANNKA, présentée par Bernard LAFARGUE et Chloé DRENO, dans le cadre de la rencontre: "l'animal dans l'art" une vidéo de Karl Lakolak, création sonore : Annka, danseur : Thomas Lagrève, avec David Béouche. forum des arts de Talence, département arts plastiques de l'Université Bordeaux 3.
- 21 janvier 2006 : RENCONTRES DU COURT 30’’30’. VIDEO/PERFORMANCE : "LA CHAMBRE"
Festival de formes courtes pluridisciplinaires / direction Jean-Luc TERRADE / Halle des Chartrons / Bordeaux. « La Chambre » Projection vidéo et performance Réalisation Karl LAKOLAK, création sonore d’ANNKA, Avec : Thomas LAGREVE, Benjamin THERY, David BEOUCHE, Simon SOLAS, Samuel GANES, Benoit BERTRE Dans le cadre de AutobiographieX, soirée proposée par Mike YVE autour de la problématique du genre

2005
- novembre 2005 : NOVART / OPENDOORS OPENEYES
Bordeaux / festival: sélection officielle: "l'indécence". Photos et vidéos
- 19 - 28 mai 2005 : QUEER BODIES / UNIVERSITE PARIS 13
Dans le cadre du Colloque international « QUEER: ECRITURES DE LA DIFFERENCE» organisé par Pierre ZOBERMAN. Photographies de François Burgun, Matthias Hermann, Karl Lakolak. commissaire: Mike Yve . Dans le cadre du Colloque international "Stratégies discursives "queer" dans le temps et dans l'espace", organisé par Pierre ZOBERMAN. Contact Pierre Zoberman: QueerStrategies@aol.com
- 23 septembre - 20 novembre 2005 : PIERRE MOLINIER / JEUX DE MIROIRS
Musée des Beaux-Arts de bordeaux. Exposition Pierre Molinier. OEuvres de Kader Attia, Olivier Blanckart, François Burgun, Olivier Caban, Claude Cahun, Luciano Castelli, EVA & ADELE, Philippe Faure, Joël Garrigou, Matthias Herrmann, Michel Journiac, Jurgen Klauke, Karl Lakolak, Rachel Laurent, Urs Lüthi, MAN RAY, Robert Mapplethorpe, Pierre & Gilles, Cindy Sherman, Alberto Sorbelli, Georges Tony Stoll, Jean-François Texier, Jean-luc Verna, Andy Warhol

2004
- Textes inédits publiés sur le site de Pierre Ménard, www.marelle.cafewiki.org et sur le webzine des éditions Hermaphrodite, www.hermaphrodite.com.fr

2003

- Salon du livre de Jurançon, salon des photographes et du grand reportage

2002
- Garage moderne, exposition/action, Bordeaux
- Domaine de Lescombes et Collège d’Eysines, « Sur-prise de têtes »
- Lauréat pour une réalisation au titre du 1%, Collège Pont de la Maye, Villenave d’Ornon

2001
- Galerie Pascal Gabert, exposition collective, Paris
- Galerie Zôgraphia, exposition personnelle, Bordeaux/Paris
- Maison d’architecte de Lionel Hours, exposition personnelle, Paris

1990
- Galerie Jacqueline Felman Bastille, exposition « nature / architecture »
- 13ème art
- Mural pour le siège de McDonald’s France, Paris

1989

- Musée de St Maur, « nature / architecture » exposition collective / avec Giles Plazy, Babou, Giorda, Cueco
- Journées portes ouvertes 13ème art

1988
- Amnesty international, 29 peintres et sculpteurs, Musée de Meudon
- Villa Médicis Musée de St Maur, exposition personnelle
- Grands et jeunes d’aujourd’hui, Grand Palais Paris

1987
- Chapelle de la salpêtrière, exposition « mouvements », Paris
- Abbaye de Saint-Savin, art contemporain 87
- Jeune peinture/Jeune expression, galerie de Nesles, Paris

1986
- Musée d’art et d’histoire de Meudon, exposition personnelle, Meudon
- Salon de la jeune peinture, salon de mai, figuration critique, Paris
- Jeune peinture/Jeune expression, galerie de Nesles, Paris
- Salon de la jeune peinture, salon de mai, figuration critique, Paris
- Centre dramatique de la banlieue sud « la piscine », exposition personnelle, Châtenay-Malabry

1996 Lauréat concours assistant spécialisé enseignement artistique
1995 Études Paris1 arts plastiques
1990 Études Paris1 histoire de l’art et archéologie ; Professeur dessin publicitaire école Maryse Eloy (ét. privé d’enseignement supérieur, publicité visuelle, édition, design)
1989 Professeur de graphisme publicitaire à l’ECV (école de communication visuelle, Paris)
1981 Maquettiste à « tele cine video » ; Directeur artistique à « video international »
1976 Maquettiste au magazine « Le Film Français » ; Formation de graphiste école Estienne Paris
1956 Né à Vouvant (Vendée)

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 00:26


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GORGÔ

 

Delphine Colin

 

Centrées sur l’autoportrait et le corps, mes réalisations s’inspirent des mythes grecs, en particulier ceux de Narcisse et de Méduse, et posent la question de l’identité, une identité plurielle, ramifiée et démultipliée. Mes photographies et vidéos montrent cette impossibilité de l’être à se former, à se fixer : le visage revient sans cesse dans mes photographies, toujours à la fois même et autre, modifié et perturbé par un travail numérique (flou ou net, griffé, superposé, renversé…). Quant au corps, il joue de son apparition disparaissante, se montrant tantôt recouvert d’une écriture à l’encre qui s’estompe et se liquéfie, tantôt se fondant dans le paysage, parfois enfin se confrontant aux grands aplats de couleurs créés numériquement.


J’ai commencé à explorer ces questions en Maîtrise (2003) à travers les techniques mixtes de la peinture/collage/encre/pastel sur toile de jute et de l’installation, avant de m’intéresser en 2004 aux médiums photographique puis vidéographique. Mes recherches en Doctorat, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sont axées sur ces diverses problématiques de l’autoportrait : image de soi, regard de l’autre sur soi, passage de l’autre côté du miroir où l’être se forme tout en s’altérant dans un jeu de chocs et de confrontations mais aussi d’unions entre même et autre, singularité et pluralité.


La vidéo Gorgô s’inscrit dans cette réflexion à la fois théorique et pratique de l’autoportrait menée dans ma thèse L’autoportrait et la déchirure du réel à travers la photographie et la vidéo (soutenue en mars 2010). Réalisée à partir de photographies de mon visage pris en gros plan, animées par divers procédés de fondus enchaînés et de morphing, Gorgô associe à ces images fixes des images filmées de mes cheveux en mouvement. Les unes et les autres s’enchaînent et se superposent, ou au contraire surgissent et rompent avec la continuité filmique, dans un rythme qui va en s’accélérant tout comme l’intensité lumineuse des images augmente. Gorgô fait référence au mythe de Méduse : monstration, prolifération, frénésie guerrière, se mêlent au visage-masque, à la pétrification et à la figure mortifère que symbolise aussi la Gorgone. Méduse n’est pas visage mais masque, elle incarne cette figure de l’indistinction et de la mort, Extrême Autre que l’on ne peut regarder en face. Dans la vidéo, le je, réduit à l’œil et aux cheveux, devient alors ce regard impassible et impénétrable, ce pouvoir même du regard méduséen qui sidère et tue. Plus encore, à travers cet autoportrait vidéo, c’est tour à tour les figures mythologiques de Persée et de Méduse qui sont convoquées, dévoilant la réversibilité des choses, où l’artiste, médusant-médusé, prend le risque de se laisser happer par cette image faite de métamorphoses, où ce n’est pas soi-même qu’il regarde mais l’autre en soi, ce double à la fois même et autre, inquiétant et incertain, monstrueux et mortifère.

 

 

1 Gorgô2 Gorgô3 Gorgô4 Gorgô

© Delphine Colin, Gorgô, 2004, 2’23’’.

 

 

 

 

Présentation de l'artiste


http://delcolin.over-blog.com/

 

Projections vidéos en France et à l’étranger 

- Maux    
Festival Shoot off, Espace Canopy, Paris, du 17 au 23 octobre 2009
- Après la classe     
Festival Intergalactique des arts vidéo alternatifs, Brest, 16 octobre 2009
- Chassés-croisés    
Festival Shoot off, Espace Canopy, Paris, du 13 au 23 novembre 2008
- A la dérobée    
Festival vidéo Festen, Montargis (45), du 16 au 14 octobre 2009
Festival Short Cut, Espace Le Triton, Les Lilas (93), 12 février 2009
Festival international d’art vidéo, Athènes, du 11 au 13 avril 2008
- Je tu(e) elle    
dans le cadre de la Nuit Blanche, Mairie du 4ème arr. Paris, 6 octobre 2007
Sans queue ni tête    
Réalisé et projeté dans le cadre de « 42h pour un court », Montargis (45), 13-14 octobre 2007
- Gorgô  
 
Dorothy’s Gallery, Paris, Bastille, 25 septembre 2007
Divan du monde, Paris, Montmartre, 19 janvier 2005
site internet de Cinematic film, 2005-2006
- L’évasion     
Maison des initiatives étudiantes, Paris, Bastille, 21 janvier 2007
Divan du monde, Paris, Montmartre, 9 septembre 2005
- Rue de la cité des fleurs     
OPA, dans le cadre de Paris-Rue-Vue organisé par Didier Feldmann, Paris, Bastille, 22 février 2006


Expositions personnelles et collectives

- Still life, exposition personnelle, Galerie Crous Beaux-arts, Paris 6ème, présentation de Mnémè (installation) et de Face à face (photographie), du 21 octobre au 8 novembre 2008
- Delphine Colin, photographies et vidéos, exposition personnelle, Galerie de la MIE, Paris 3ème, du 31octobre au 16 novembre 2007
- Je est un autre, exposition personnelle, Espace Baudricourt, Paris 13ème, dans le cadre du Festival étudiant de Paris, Ici et demain, édition 2004, mars 2004
- exposition collective, Saint-Denis-en-Val (45), présentation de Métamorphoses, techniques mixtes sur toile, 160 x 60 cm chaque pièce, du 17 au 20 septembre 2003


Performance

- Journées impériales, participation à une performance collective danse/arts plastiques organisée par le CCNO et l’association WOO, Centre chorégraphique, Orléans, du 8-9 octobre 2007

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